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Matthew Taylor

21 ans | Homosexuel

« Arrête ! Mais tu es fou ou quoi ?! »


Matthew est jeune, calme, solitaire mais à peu près aimable, un brin... original et doté d'une gentillesse sans borne. Ambitieux, intelligent et rusé, son avenir est déjà décidé. Faisant des études supérieur en droit, il fait tout pour devenir avocat. Il est un peu décalé, ce qui l'a isolé enfant. Effectivement, ses parents voulait juste le rangeait dans une boîte, à sa place avec tous les autres enfants normaux mais il n'était pas comme ça, il voulait être unique, être le seul.


« Pourquoi est-ce que tu ne fais pas simplement comme tout le monde ?! Les enfants des voisins sont normaux eux ! Pourquoi a-t-il fallu que je donne naissance à un monstre ? »


Sa famille n'était pas particulièrement riche mais ils ne manquaient de rien. Un petite maison en banlieue, entouré de voisins chaleureux et de leur enfants idiots et tous semblables. Aucune originalité, personne, rien. Il n'y avait rien qui sortait du lot et cela ennuyait Matthew. Et les crises s'enchaînaient. Son père ne rentrait jamais. Sa mère hurlait. Pourquoi ? Pourquoi le traitait-elle de monstre ? Il était pourtant toujours poli, avait d'excellente notes et ne demandait jamais rien. Alors pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-elle pas se taire ?


« Je n'en peux plus ! Et puis pourquoi tu ne me répond pas ? Je t'ennuie c'est ça ? Je suis trop normale pour Monsieur alors il me snobe ? MAIS PARLE ENFIN ! »

Elle voulait juste qu'il soit comme tout le monde. Elle voulait le voir jouer au foot, rentrer écorché et couvert de boue. Le voir lui demander de l'aide pour ses devoirs, inviter des amis à la maisons, demander un nouveau jouet mais jamais, jamais il ne faisait ça ! Il ne demandait jamais si ses amis pouvaient venir dormir à la maison, ne lui racontait pas sa journée à l'école, ne la suppliait pas pour pouvoir manger devant la télé. Rien. Jamais rien. Il rangeait sa chambre, faisait ses corvées, avait de bonnes notes. L'enfant parfait et pourtant à ses yeux c'était la pire personne qu'il puisse exister. Elle voulait qu'il vive et c'est ce qu'il a finit par faire. L'adolescence a été pire, elle se plaignait que son fils soit trop parfait, trop effacé et maintenant il était juste fou. Complètement fou. Sa chambre était un bazar remplis de piles de livres, de feuilles éparpillés, de vêtements, d'expérience scientifiques, de photos de cadavres, de thèses en tout genre, de livres de droit à même pas 17 ans, de choses gluantes, une guitare qui traînait dans un coin, seule chose à peu près normale. Un adolescent de 17 ans ne jouait pas avec de l'acide, ne tentait pas de résoudre des affaire policières et n'écrivait pas des thèses entières sur de vieilles lois. Il avait un blog où il discutait avec d'autres personnes dérangés et même pas un seul vrai ami ? Il avait même une arme à feu et s'entraînait au tir dans sa chambre ! Elle avait un fils psychopathe et complètement fou. Elle n'en pouvait plus.
 


« Mais qu'est-ce que tu fiches ! Un gamin de 17 ans devrait s'amuser dehors avec ses amis, pas résoudre un meurtre juste pour le plaisir ! »


Il avait finit par partir, à 18 ans. Il vivait seul et travaillait à temps partiel. Il était enfin libre ! Il pouvait laissait tomber le masque. Il pouvait arrêter de ressembler à cette personne froide et dépourvu de sentiments. Il pouvait être lui. Il pouvait être unique. Il pouvait être le jeune homme intelligent à l'esprit brillant. Le scientifique à ses heures perdus, le gars solitaire mais sympa. La personne gentille qui savait même sourire. Le gars décalé qui jouait de la guitare pour ses amis "dérangés" et qui aime les chats et qui pourtant a un flingue chargé avec de vrais balles chez lui. Le type ambitieux qui travaillait dur et qui cuisinait comme un dieu avec un tablier à pois rouges. Le gars qui se promenait avec des photos de cadavres dans son sac et qui regardait des comédies romantiques juste pour les critiquer. Il pouvait être lui. Il était si proche d'avoir tout ce qu'il voulait et pourtant... Il n'en voulait plus. Il ne voulait plus de cette vie où il devrait remettre son masque tôt ou tard. Il avait perdu l'envie de vivre alors qu'il était si proche du but. Il avait abandonné.

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